Nom complet : Björn Rune Borg • Nationalité : Suédois • Naissance : le 06 juin 19656 à Stockholm
Tennisman professionnel - Carrière majeure de 1973 à 1984 ; puis retour de 1991 à 1993
Style de sa prise de raquette : : Droitier, revers à deux mains

Icône du tennis des années 70 / début 1980, l’un des plus grands joueurs de tous les temps.

Il a remporté pas moins de 64 victoires sur le circuit ATP pour un total de 100 titres, a remporté 14 tournois majeurs dont 11 titres du Grand Chelem (Open d’Australie sur terrain synthétique dur - les Internationaux de France à Rolland Garros sur terre battue - le tournoi de Wimbledon sur gazon - l’US Open de New York surface : dur) et 2 Masters (ATP Finals)
C’est principalement sur Roland-Garros qu’il s’est distingué, avec 6 victoires.
Il détient le record de 3 «doublés» Roland-Garros & Wimbledon dans la même saison et réalisés sur 3 années consécutives de 1978 à 1980

Ses débuts…

Björn débute le tennis à 9 ans avec la raquette «dorée» offerte par son père...gagnée lors d’un tournoi de tennis de table !
Il commence à taper des balles contre la porte de son garage puis dans son club local. A 11 ans il remporte son 1er tournoi et entre dans le club historique de Stockholm dès l’année suivante.
Il est rapidement repéré par le sélectionneur de l’équipe suédoise de Coupe Davis qui le prend en charge : sa vie de jeune adolescent prend alors un tournant puisque dès 13 ans il entame une tournée à travers l’Europe.

L’amorce d’une belle carrière professionnelle…

1971, sa victoire lors du Championnat du Monde Junior est pour lui une superbe consécration.
En 1972, tout juste âgé de 15 ans et à la surprise générale : il remporte ses 2 simples et son double pour sa 1ère participation à la Coupe Davis, alors qu’il est le plus jeune joueur à disputer une rencontre de ce tournoi.
Il deviendra professionnel à l’age de 17 ans !!!

Un véritable Atlet… surnommé «Iceborg»

On lui prêtait un rythme cardiaque extraordinairement bas ( 45 pulsations / mn au repos) ... certainement une légende faite pour expliquer son endurance hors norme à l’époque, son impassibilité et son immense capacité à garder son sang-froid lors d’échanges tendus...notamment face à l’excentricité ou aux attitudes plus impulsives de ces adversaires tels John McEnroe, Jimmy Connors ou Ilie Naastase !
Concentration extrême, régularité mécanique et gestion de ses émotions : les clés de son jeu et de sa quasi-invincibilité à Roland-Garros et Wimbledon !
Sans compter sur sa vitesse de pointe élevée qui lui fera dépassé le sprinter Guy Drut (médaillé d’or Olympique sur 110m haies) lors d’un 600m steeple en 1976 !

Un style de jeu...

Borg n’était naturellement pas un attaquant mais essentiellement un joueur de fond de court (héritage de ses 1ers entraînements, seul, contre la porte du garage...faute d’adversaire ou de courts libres !). Il sut toutefois adapter son jeu selon les surfaces jouées.
Sur terre battue, puis sur dur, il adopta un jeu puissant, avec un grand service frappé à plat, des relances percutantes.
Il avait de grandes capacités défensives ainsi qu’une qualité de frappe inédite à l’époque.
Plusieurs cordes à son arc : son coup droit lifté (provenant de sa pratique du tennis de table, inspiré par son père), son revers à 2 mains (tout droit venu du hockey sur glace auquel il a également jouée dans son enfance), un jeu de jambes exceptionnel, remarquable passing-shot, une prise de raquette novatrice améliorant considérablement sa qualité de frappe.
Son jeu n’avait en fait aucune véritable faiblesse.

Une fin de carrière bien jeune...

Après sa défaite à Wimbledon en 1981 Björn Borg déclarait alors :
«Je sais que cela paraît fou, mais je n’ai absolument pas été déçu. De retour au vestiaire, je n’étais pas triste. C’était étrange. Lorsque je suis rentré à l’hôtel, je n’ai plus repensé à la défaite. J’ai alors réalisé que quelque chose ne tournait plus rond».
Ce scénario s’est répété à l’US Open, quelques mois plus tard.
«Après la victoire de John McEnroe, j’ai directement filé à la maison… J’ai sauté dans la piscine comme un vacancier. Là, en me prélassant, j’ai réalisé que la motivation n’était plus là. Ce jour-là, âgé de 25 ans, j’ai décidé d’arrêter ma carrière. Décision que je n’ai jamais regrettée. J’avais été no 1, devenir no 2 ne m’intéressait pas»

En 1982, il ne dispute plus qu’un seul tournoi ATP à Monte-Carlo où il perd en quarts de finale (face au jeune Yannick Noah).
Dés lors, il se tourne vers des tournois d’exhibition ou sur invitation .
Il annonce officiellement son départ en retraite le 23 janvier 1983 : il n’a seulement que 26 ans...mais usé après une décennie de compétition à haut niveau et à sa précocité.

Le monde du tennis est alors sous le choc et ressent un terrible vide... John McEnroe, son plus grand adversaire, arrivera à le décider de revenir !
En 1991, après quelques matchs d’exhibition, il fait un retour à la compétition, mais utilisant toujours sa fameuse mais vieille raquette en bois, il accumule les défaites au premier tour. C’est alors l’heure d’un retraite définitive...

Chiffres et statistiques...

* Victoire dans les tie break : 50%
* Victoire en finale : 72,7 %
* Victoire dans les sets décisifs (3e ou 5eset) : 75,9%
* Victoire en 5 sets : 80%
* Il possède le ratio record de 84,11 % de victoires sur le circuit (fin 1981)

En dehors des courts...

Au printemps 2006, pour des raisons financières; il souhaite vendre ses 5 trophées de Wimbledon et 2 raquettes : McEnroe, Agassi et Noah arriveront à l’en dissuader
Au cinéma, il est incarné par Sverrir Gudnason dans le film «Borg vs. McEnroe» - de Janus Metz Pedersen / sortie 2017

photo : Art Photo Limited - Photo de Bridgeman Images